Mère Nature subit déjà les foudres engendrés par les changements climatiques.
Les pertes et les dommages causés par d’importantes inondations, l’augmentation du niveau de la mer, le retrait des glaces, l’acidification des océans et les pertes dans le domaine de la biodiversité n’existeraient pas si notre monde ne subissait pas des changements climatiques importants.
Les récentes inondations au Pakistan prouvent combien la situation est sérieuse.
Des archipels comme les îles Tuvalu, Kiribati, les Maldives et beaucoup d’autres dont le territoire est à moins d’un mètre au dessus du niveau de la mer risquent d’être submergés. Et pour les terres restantes qui affleurent comme dans beaucoup de régions dans le monde situées en bord de mer, on constatera beaucoup de dégradations.
Il n’est pas étonnant que dans toutes les régions du Pacifique des plans soient instaurés pour déplacer ces populations.
Ces informations concrètes permettent de bien illustrer le rapport sur les pertes et les dommages émis par la Chair du LCA.
Cela permet d’émettre un message très concret mais pas encore suffisamment alarmant de la situation. Le COP doit prendre ici à COP16 la décision de mettre en place un process d’études et de gestion de ces pertes et ces dommages. Il est clair que s’attaquer à ce problème à venir sur un niveau régional comme national n’est pas simple. Cela implique la participation active d’un grand nombre de décisionnaires économiques et la mobilisation d’experts allant des spécialistes en réduction de risques, aux scientifiques en passant par le monde de l’assurance, etc... Un tel engagement ne peut exister sans une bonne connaissance des conséquences. Un programme de travail incluant des ateliers de réflexion est nécessaire pour concevoir une stratégie acceptable par la COP17. ECO signale également que la portée de ce qui sera mis en œuvre pour gérer ces pertes et ces dommages dépendra clairement d’une volonté affirmée d’en atténuer les conséquences (volonté actuellement loin d’être suffisante) et des actions concrètes entreprises pour augmenter la capacité de résistance des écosystèmes et des populations les plus vulnérables.
vendredi 3 décembre 2010
Feuille de route de l’UE : à la recherche du succès
Sous la neige bruxelloise, la Commission européenne a mis en place un agenda pour 2011, dans lequel l’année 2050 semble de grande importance. Durant la prochaine année, la Commission prévoit de publier une feuille de route pour une économie européenne faiblement carbonée à l’horizon 2050, incluant des étapes-clés pour les changements structurels et technologiques nécessaires d’ici à 2030.
Ceci s’incorpore dans une vision plus large pour une économie efficiente en ressources, et sera suivi d’une autre feuille de route concernant les différentes voies de développement possibles pour le système énergétique européenne en 2050.
Le prélude à ce travail a été le rapport Roadmap 2050 de la European Climate Foundation, présenté durant un side évent hier. Ce projet majeur, conduit et soutenu par de nombreux experts et parties prenantes, analyse quatre scénarios pour parvenir a une décarbonisation minimale de 80 % de l’économie européenne en 2050. Il met fortement l’accent sur l’efficacité énergétique et la réduction de la demande, avec une priorité donnée à la décarbonisation du secteur énergétique, l’électrification des transports et du chauffage, et une approche européenne intégrée en vue de l’interconnexion du réseau énergétique.
Les quatre scénarios prennent en compte des niveaux d’énergie renouvelables allant de 40 %
à 100 %, le complément étant assuré par le nucléaire et la capture et stockage du carbone (vous pouvez deviner quel est le scénario préféré par ECO). Tous les quatre scénarios sont assurés être technologiquement faisables, sûrs, abordables, et même moins coûteux que le “business as usual”, en se basant sur un prix du carbone faible.
Mais la conclusion la plus importante est qu’aucun des scénarios ne se concrétisera tout seul. Une intervention politique importante sera nécessaire dans le cadre d’un plan structuré à long-terme. Si nous nous basons seulement sur le prix du carbone, les mécanismes de marché et des objectifs de réduction des émissions à court-terme, le risque de rester bloqué dans un système à forte intensité carbonique est élevé. En même temps, les coûts des investissements immédiats pour de nouvelles infrastructures majeures en termes de réseau, de production énergétique et de gestion de la demande sont substantiels, et rendent une planification nécessaire.
Ce dont l’UE a besoin – et en réalité chaque pays – c’est un plan d’action pour pas ou peu de carbone, aussi dénommé “stratégie pour un développement avec de faibles émissions”, ou “stratégie pour un développement faiblement carboné et protecteur du climat”.
La loi britannique sur le changement climatique, avec ses objectifs nationaux légalement contraignants pour 2020 et 2050, a justement précipité une telle conclusion par le Comité indépendant sur le changement climatique. En se plaçant à l’horizon 2050, le Comité en est arrivé à la conclusion forte que le secteur énergétique du pays doit être décarboné à l’horizon 2030. Clairement, la seule façon dont cela peut arriver est grâce à une intervention politique forte en plus de ce que le marché du carbone permettra, et ce dès maintenant.
Il y a de l’espoir que le fait de se projeter à l’horizon 2050 aboutira une stratégie globale de l’UE, complétée d’étapes et d’évaluations. Il devrait également y avoir une reconnaissance immédiate qu’un objectif de réduction des émissions de 20 % en 2020 est loin d’être la solution la moins coûteuse.
Il est temps d’accepter la nécessité de stratégies à long-terme pour nous amener en sécurité jusqu’en 2050. Cela doit être fermement acté par un accord international. Non seulement des plans “zéro carbone” pour les pays développés permettraient d’éviter des mauvaises surprises en cours de route, mais ils permettraient aussi des bénéfices tangibles en termes d’innovation, de créations d’emplois et de qualité de la vie. Et ils amélioreraient grandement la MRV et la confiance dans les intentions d’action des des pays développés, quelque chose de très difficile à trouver ces temps-ci.
Ceci s’incorpore dans une vision plus large pour une économie efficiente en ressources, et sera suivi d’une autre feuille de route concernant les différentes voies de développement possibles pour le système énergétique européenne en 2050.
Le prélude à ce travail a été le rapport Roadmap 2050 de la European Climate Foundation, présenté durant un side évent hier. Ce projet majeur, conduit et soutenu par de nombreux experts et parties prenantes, analyse quatre scénarios pour parvenir a une décarbonisation minimale de 80 % de l’économie européenne en 2050. Il met fortement l’accent sur l’efficacité énergétique et la réduction de la demande, avec une priorité donnée à la décarbonisation du secteur énergétique, l’électrification des transports et du chauffage, et une approche européenne intégrée en vue de l’interconnexion du réseau énergétique.
Les quatre scénarios prennent en compte des niveaux d’énergie renouvelables allant de 40 %
à 100 %, le complément étant assuré par le nucléaire et la capture et stockage du carbone (vous pouvez deviner quel est le scénario préféré par ECO). Tous les quatre scénarios sont assurés être technologiquement faisables, sûrs, abordables, et même moins coûteux que le “business as usual”, en se basant sur un prix du carbone faible.
Mais la conclusion la plus importante est qu’aucun des scénarios ne se concrétisera tout seul. Une intervention politique importante sera nécessaire dans le cadre d’un plan structuré à long-terme. Si nous nous basons seulement sur le prix du carbone, les mécanismes de marché et des objectifs de réduction des émissions à court-terme, le risque de rester bloqué dans un système à forte intensité carbonique est élevé. En même temps, les coûts des investissements immédiats pour de nouvelles infrastructures majeures en termes de réseau, de production énergétique et de gestion de la demande sont substantiels, et rendent une planification nécessaire.
Ce dont l’UE a besoin – et en réalité chaque pays – c’est un plan d’action pour pas ou peu de carbone, aussi dénommé “stratégie pour un développement avec de faibles émissions”, ou “stratégie pour un développement faiblement carboné et protecteur du climat”.
La loi britannique sur le changement climatique, avec ses objectifs nationaux légalement contraignants pour 2020 et 2050, a justement précipité une telle conclusion par le Comité indépendant sur le changement climatique. En se plaçant à l’horizon 2050, le Comité en est arrivé à la conclusion forte que le secteur énergétique du pays doit être décarboné à l’horizon 2030. Clairement, la seule façon dont cela peut arriver est grâce à une intervention politique forte en plus de ce que le marché du carbone permettra, et ce dès maintenant.
Il y a de l’espoir que le fait de se projeter à l’horizon 2050 aboutira une stratégie globale de l’UE, complétée d’étapes et d’évaluations. Il devrait également y avoir une reconnaissance immédiate qu’un objectif de réduction des émissions de 20 % en 2020 est loin d’être la solution la moins coûteuse.
Il est temps d’accepter la nécessité de stratégies à long-terme pour nous amener en sécurité jusqu’en 2050. Cela doit être fermement acté par un accord international. Non seulement des plans “zéro carbone” pour les pays développés permettraient d’éviter des mauvaises surprises en cours de route, mais ils permettraient aussi des bénéfices tangibles en termes d’innovation, de créations d’emplois et de qualité de la vie. Et ils amélioreraient grandement la MRV et la confiance dans les intentions d’action des des pays développés, quelque chose de très difficile à trouver ces temps-ci.
Attention à l’éléphant
Chèr-e-s délégué-e-s, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, ECO vous recommande de bien faire attention à l’éléphant qui campe depuis quelques jours dans le hall du Moon Palace. Son poids étant de 9 gigatonnes, mieux vaut être prudent !
Comme le rappelle le PNUE dans sont nouveau rapport « Emissions Gas Report », les engagements pris dans le cadre de l’accord de Copenhague sont très loin de permettre une limitation à 2°C de la hausse des températures. Nous sommes encore plus loin de l’objectif de 1,5°C, impératif pour minimiser les risques d’inondations dans les pays côtiers et insulaires les plus vulnérables, mais aussi la perte des coraux et la disparition permanente la banquise en été en Arctique. Et bizarrement, au lieu d’arrêter d’engraisser l’éléphant, les parties ont choisi de continuer à l’alimenter !
Toujours selon le PNUE, la somme des manques dans les engagements d’ici 2002 pourrait plus importantes que les émissions de la Chine et de la Russie combinée. Au mieux, il manque seulement l’équivalent annuel de l’ensemble des voitures, camions et bus du monde, ou encore le total des émissions de l’UE.
Le rapport identifie aussi des actions précises que les parties pourraient définir ici à Cancún pour boucher ce trou de quelques gigatonnes. Mais chacun préfère ici faire comme si l’éléphant n’empêchait pas l’accès à la plénière, voir comme s’il n’existait pas… Par exemple, en choisissant des règles rigoureuses de comptabilité du LULUCF (UTCATF), le trou serait considérablement réduit, alors qu’en ce moment les Parties tendent à s’accorder sur des principes qui ne feraient qu’empirer le problème.
Et la liste continue… L’UE maintien son attachement à une période d’engagement de 8 ans, gravant ainsi dans le marbre jusqu’en 2020 le faible niveau d’engagement actuel.
La Russie et l’Ukraine ont toujours la volonté de torpiller la prochaine période d’engagement avec de l’air chaud.
Les pays de l’Ombrelle ont même un gros problème avec l’idée de reconnaître qu’il y a un trou dans les engagements. Pourtant, tout le monde sait que rester sur les bases de Copenhague ne résoudra pas le problème.
Dans les jours à venir, ECO attend que les pays agissent en prenant en compte le rapport du PNUE. Pour cela, ils doivent laisser de côté les règles actuelles du LULUCF et boucher tous les trous qu’ils ont contribué à créer. Ensuite, ils doivent se mettre d’accord rapidement pour définir un moyen de colmater définitivement les fuites, afin d’éviter que l’éléphant ne se promène sur toute la planète, provoquant des dégâts irréversibles.
Comme le rappelle le PNUE dans sont nouveau rapport « Emissions Gas Report », les engagements pris dans le cadre de l’accord de Copenhague sont très loin de permettre une limitation à 2°C de la hausse des températures. Nous sommes encore plus loin de l’objectif de 1,5°C, impératif pour minimiser les risques d’inondations dans les pays côtiers et insulaires les plus vulnérables, mais aussi la perte des coraux et la disparition permanente la banquise en été en Arctique. Et bizarrement, au lieu d’arrêter d’engraisser l’éléphant, les parties ont choisi de continuer à l’alimenter !
Toujours selon le PNUE, la somme des manques dans les engagements d’ici 2002 pourrait plus importantes que les émissions de la Chine et de la Russie combinée. Au mieux, il manque seulement l’équivalent annuel de l’ensemble des voitures, camions et bus du monde, ou encore le total des émissions de l’UE.
Le rapport identifie aussi des actions précises que les parties pourraient définir ici à Cancún pour boucher ce trou de quelques gigatonnes. Mais chacun préfère ici faire comme si l’éléphant n’empêchait pas l’accès à la plénière, voir comme s’il n’existait pas… Par exemple, en choisissant des règles rigoureuses de comptabilité du LULUCF (UTCATF), le trou serait considérablement réduit, alors qu’en ce moment les Parties tendent à s’accorder sur des principes qui ne feraient qu’empirer le problème.
Et la liste continue… L’UE maintien son attachement à une période d’engagement de 8 ans, gravant ainsi dans le marbre jusqu’en 2020 le faible niveau d’engagement actuel.
La Russie et l’Ukraine ont toujours la volonté de torpiller la prochaine période d’engagement avec de l’air chaud.
Les pays de l’Ombrelle ont même un gros problème avec l’idée de reconnaître qu’il y a un trou dans les engagements. Pourtant, tout le monde sait que rester sur les bases de Copenhague ne résoudra pas le problème.
Dans les jours à venir, ECO attend que les pays agissent en prenant en compte le rapport du PNUE. Pour cela, ils doivent laisser de côté les règles actuelles du LULUCF et boucher tous les trous qu’ils ont contribué à créer. Ensuite, ils doivent se mettre d’accord rapidement pour définir un moyen de colmater définitivement les fuites, afin d’éviter que l’éléphant ne se promène sur toute la planète, provoquant des dégâts irréversibles.
Enseignements d’une année de financements précoces
A l’issue de cette année d’apprentissage sur les Financements Précoces (FP), il est essentiel que les décisions prises à Cancún sur les financements de long terme en intègre les leçons. Il y a trois enseignements principaux, merci d’en tenir compte.
En premier lieu, un équilibre entre adaptation et atténuation doit être défini. En dépit des engagements de l’Accord de Copenhague sur une « affectation équilibrée » entre adaptation et atténuation, plus de 80% des FP sont allés à l’atténuation. Pire encore, on estime que moins de 10% des financements publics dédiés au climat (incluant les FP) ont été alloués à l’adaptation (climatefundsupdate.org).
En fait, c’est toujours la même histoire : l’adaptation demeure le parent pauvre de l’atténuation. Il faut pourtant combler sans plus tarder « le fossé de l’adaptation ».
Nous devons instaurer un Fonds climat juste, qui garantisse au moins 50% des financements pour l’adaptation.
Deuxièmement, le problème du « nouveau et additionnel » n’est pas en train de se régler. Il n’existe pas de définition du « nouveau et additionnel », et certains semblent espérer que cela ne soit jamais le cas.
Pour y remédier, la Commission Permanente sur les Financements Climat (l’organe chargé de superviser les flux financiers) devrait être mandatée pour proposer un cadre commun sur l’additionnalité des financements de long terme instaurés par la COP.
Enfin, le rôle des prêts doit être clarifié. Nous savons déjà qu’une large proportion du financement est mobilisée via des prêts – 52% dans le cas de l’UE par exemple.
C’est assez lamentable – les pays ne devraient pas devoir s’endetter pour s’adapter à un changement climatique qu’ils n’ont pas causé. Mais pire encore, les Parties ne se sont pas accordées sur les règles de comptabilisation des prêts octroyés. Par exemple, à l’origine, l’Allemagne ne comptabilisait que la portion concessionnaire (l’équivalent en don) du prêt, tandis que la France comptabilise le montant brut du prêt. Pour être honnête, l’Allemagne a depuis changé sa méthode. La transparence est nécessaire pour mettre au grand jour ces approches divergentes, et la Commission Permanente doit être mandatée dans ce sens.
Il est essentiel que ces enseignements soient tirés en vue du développement et du déploiement des financements de long terme.
En premier lieu, un équilibre entre adaptation et atténuation doit être défini. En dépit des engagements de l’Accord de Copenhague sur une « affectation équilibrée » entre adaptation et atténuation, plus de 80% des FP sont allés à l’atténuation. Pire encore, on estime que moins de 10% des financements publics dédiés au climat (incluant les FP) ont été alloués à l’adaptation (climatefundsupdate.org).
En fait, c’est toujours la même histoire : l’adaptation demeure le parent pauvre de l’atténuation. Il faut pourtant combler sans plus tarder « le fossé de l’adaptation ».
Nous devons instaurer un Fonds climat juste, qui garantisse au moins 50% des financements pour l’adaptation.
Deuxièmement, le problème du « nouveau et additionnel » n’est pas en train de se régler. Il n’existe pas de définition du « nouveau et additionnel », et certains semblent espérer que cela ne soit jamais le cas.
Pour y remédier, la Commission Permanente sur les Financements Climat (l’organe chargé de superviser les flux financiers) devrait être mandatée pour proposer un cadre commun sur l’additionnalité des financements de long terme instaurés par la COP.
Enfin, le rôle des prêts doit être clarifié. Nous savons déjà qu’une large proportion du financement est mobilisée via des prêts – 52% dans le cas de l’UE par exemple.
C’est assez lamentable – les pays ne devraient pas devoir s’endetter pour s’adapter à un changement climatique qu’ils n’ont pas causé. Mais pire encore, les Parties ne se sont pas accordées sur les règles de comptabilisation des prêts octroyés. Par exemple, à l’origine, l’Allemagne ne comptabilisait que la portion concessionnaire (l’équivalent en don) du prêt, tandis que la France comptabilise le montant brut du prêt. Pour être honnête, l’Allemagne a depuis changé sa méthode. La transparence est nécessaire pour mettre au grand jour ces approches divergentes, et la Commission Permanente doit être mandatée dans ce sens.
Il est essentiel que ces enseignements soient tirés en vue du développement et du déploiement des financements de long terme.
jeudi 2 décembre 2010
Petites annonces (2)
Cher pays de l’Annexe 1,
J’ai lu avec attention votre annonce - je suis actuellement en vacances à Cancun et très ouverte à une aventure non-contraignante.
Mais vous devez savoir que je recherche depuis plusieurs années un engagement à long terme. Je suis à un moment (chaud) de ma vie où j’éprouve le profond désir de rencontrer un compagnon fiable pour combler un fossé (carbone) dans mon cœur.
J’aime : les plages, les forets, l’humanitaire, la science, l’ambition.
Je n’aime pas : hotels tout-compris (modèle de surconsommation à outrance), long voyage en avion, lobbyistes pétroliers, air chaud, marché carbone.
Naturellement
Pacha Mama
PS : votre adresse scared_of_commitment@awg.kp ne fonctionne pas - allez vérifier !
J’ai lu avec attention votre annonce - je suis actuellement en vacances à Cancun et très ouverte à une aventure non-contraignante.
Mais vous devez savoir que je recherche depuis plusieurs années un engagement à long terme. Je suis à un moment (chaud) de ma vie où j’éprouve le profond désir de rencontrer un compagnon fiable pour combler un fossé (carbone) dans mon cœur.
J’aime : les plages, les forets, l’humanitaire, la science, l’ambition.
Je n’aime pas : hotels tout-compris (modèle de surconsommation à outrance), long voyage en avion, lobbyistes pétroliers, air chaud, marché carbone.
Naturellement
Pacha Mama
PS : votre adresse scared_of_commitment@awg.kp ne fonctionne pas - allez vérifier !
Atténuation : un mot plein d’avenir pour le LCA
En attendant (avec impatience !) la publication du texte du LCA sur l’atténuation, ECO souhaite réaffirmer qu’il est réaliste d’attendre des progrès substantiels ici à Cancun même si le nouveau texte devra s’attaquer à des questions très controversées ! Un des plus grands débats actuel est évidemment l’inscription des engagements de réduction d’émission par les Parties.
L’ampleur des engagements déterminera la taille du « gouffre en gigatonne » et la place qu’ils occuperont touchera en plein cœur ces négociations. Les engagements devraient-ils êtres placés dans le protocole de Kyoto, le LCA ou les deux, ou devraient-il y avoir une décision indépendante sur ces engagements et comment s’y prendre pour les évaluer ?
Il est légitime de consacrer beaucoup de temps à ces questions structurelles, mais il faut bien garder à l’esprit la nécessité d’avancer. Aucun « Paquet climat » équilibré ne pourra être atteint sans une résolution ambitieuse concernant les objectifs de réduction des pays industrialisés inscrite dans le texte. Ces derniers doivent convenir d’un objectif de réduction globale de plus de 40% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2020, avec des émissions atteignant leur pic en 2015. Le « gouffre en gigatonne » et les mesures pour le combler doivent encore être explicités dans le texte.
Pendant ce temps, les pays en développement doivent définir leurs mesures d’atténuation appropriées au niveau national (NAMAs), contribuant au développement durable, avec un appui technique pour les aider à les concevoir et à les mettre en œuvre.
Chaque pays doit s’engager à élaborer une stratégie de développement à faible intensité carbone et résiliente : pour les pays industrialisés, une approche zéro carbone, et pour les pays en développement, contingente avec le soutien des NAMAs. Cela doit représenter les stratégies à long terme pour décarboner l’économie d’un pays à l’horizon 2050.
Les caractères mesurables, rapportables et vérifiables (MRV) et l’analyse et la consultation internationale (ICA) doivent être élaboré en respectant les principes d’équité et de responsabilités communes mais différenciées, tout en assurant l’intégrité environnementale. S’accorder sur une réglementation MRV pour les pays industrialisés sous la Convention qui soit comparable au protocole de Kyoto doit être aussi important que l’ICA pour les pays en développement. Des progrès significatifs sur l’ensemble de ces questions sont facilement atteignables à Cancun. Un texte ambitieux sur l’atténuation est nécessaire dans un premier temps pour assurer les avancées sur tous les autres fronts. Assurons-nous que ce « Paquet Climat » équilibré conduise à un accord juste, ambitieux et juridiquement contraignant à Durban l’année prochaine !
L’ampleur des engagements déterminera la taille du « gouffre en gigatonne » et la place qu’ils occuperont touchera en plein cœur ces négociations. Les engagements devraient-ils êtres placés dans le protocole de Kyoto, le LCA ou les deux, ou devraient-il y avoir une décision indépendante sur ces engagements et comment s’y prendre pour les évaluer ?
Il est légitime de consacrer beaucoup de temps à ces questions structurelles, mais il faut bien garder à l’esprit la nécessité d’avancer. Aucun « Paquet climat » équilibré ne pourra être atteint sans une résolution ambitieuse concernant les objectifs de réduction des pays industrialisés inscrite dans le texte. Ces derniers doivent convenir d’un objectif de réduction globale de plus de 40% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2020, avec des émissions atteignant leur pic en 2015. Le « gouffre en gigatonne » et les mesures pour le combler doivent encore être explicités dans le texte.
Pendant ce temps, les pays en développement doivent définir leurs mesures d’atténuation appropriées au niveau national (NAMAs), contribuant au développement durable, avec un appui technique pour les aider à les concevoir et à les mettre en œuvre.
Chaque pays doit s’engager à élaborer une stratégie de développement à faible intensité carbone et résiliente : pour les pays industrialisés, une approche zéro carbone, et pour les pays en développement, contingente avec le soutien des NAMAs. Cela doit représenter les stratégies à long terme pour décarboner l’économie d’un pays à l’horizon 2050.
Les caractères mesurables, rapportables et vérifiables (MRV) et l’analyse et la consultation internationale (ICA) doivent être élaboré en respectant les principes d’équité et de responsabilités communes mais différenciées, tout en assurant l’intégrité environnementale. S’accorder sur une réglementation MRV pour les pays industrialisés sous la Convention qui soit comparable au protocole de Kyoto doit être aussi important que l’ICA pour les pays en développement. Des progrès significatifs sur l’ensemble de ces questions sont facilement atteignables à Cancun. Un texte ambitieux sur l’atténuation est nécessaire dans un premier temps pour assurer les avancées sur tous les autres fronts. Assurons-nous que ce « Paquet Climat » équilibré conduise à un accord juste, ambitieux et juridiquement contraignant à Durban l’année prochaine !
Transparence, genre et représentation équitable
Les négociations ont commencé fort cette semaine sur l’établissement d’un fonds climatique mondial et les mécanismes de gouvernance associés. Il y a de grands espoirs pour que le texte soit agréé ici à Cancun, mais un fonds juste et équitable doit reposer sur les principes d’égalité des sexes. Les femmes sont sur les lignes de front de la crise climatique. Quand les catastrophes naturelles frappent, elles touchent d’abord les communautés pauvres et le plus durement. Puisqu’on estime que les femmes représentent 70 % de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté, le plus probable est qu’elles en subissent les charges les plus lourdes. Elles qui font régulièrement le travail domestique, cultivent les cultures, vont chercher l’eau et le combustible, sont les plus affectées par le changement climatique.
Mais il faudrait aussi tenir compte du fait que les femmes sont essentielles pour rendre résilientes les communautés pauvres. Comme le Bangladesh l’a constaté à Tianjin, les fermières de petites exploitations connaissent mieux l’adaptation que ceux qui négocient leur avenir proche. Les décennies d’aides des donateurs et des programmes humanitaires fournissent une preuve substantielle de la nécessité de prendre en compte les réalités et les priorités marquées par les différences de genre dans la gestion et le déboursement de fonds. Le nouveau fonds climatique mondial doit apprendre de cette expérience. Il doit être fondé sur les principes d’égalité des sexes. La composition du conseil d’administration du fonds doit être équilibrée en genre et les femmes devraient être au coeur de ses priorités de financement. Tandis que l’inclusion des femmes dans ce conseil d’administration ne garantira pas que le fonds réponde aux besoins tant des femmes que des hommes pauvres, réaliser la plus grande parité possible au sein de la structure de prise de décisions est un premier pas. ECO croit aussi que les principes de gouvernance du fonds devraient demander aux pays de favoriser les populations les plus vulnérables, y compris les femmes, dans leurs propositions et d’établir un processus de consultation authentiquement participatif pour sa planification aussi bien que pour sa mise en oeuvre future et sa surveillance. Ces éléments sont importants non seulement pour l’égalité des sexes, mais aussi pour la transparence complète et la responsabilité envers les plus vulnérables.
Aucun fonds climatique mondial existant n’a encore assuré une représentation de genre équitable dans ses structures de gouvernance. Cette tendance doit être inversée pour assurer que les femmes bénéficieront, sans qu’il ne leur nuise, du financement climatique futur. Il est temps que les négociateurs apportent le genre à l’ordre du jour du fonds.
Mais il faudrait aussi tenir compte du fait que les femmes sont essentielles pour rendre résilientes les communautés pauvres. Comme le Bangladesh l’a constaté à Tianjin, les fermières de petites exploitations connaissent mieux l’adaptation que ceux qui négocient leur avenir proche. Les décennies d’aides des donateurs et des programmes humanitaires fournissent une preuve substantielle de la nécessité de prendre en compte les réalités et les priorités marquées par les différences de genre dans la gestion et le déboursement de fonds. Le nouveau fonds climatique mondial doit apprendre de cette expérience. Il doit être fondé sur les principes d’égalité des sexes. La composition du conseil d’administration du fonds doit être équilibrée en genre et les femmes devraient être au coeur de ses priorités de financement. Tandis que l’inclusion des femmes dans ce conseil d’administration ne garantira pas que le fonds réponde aux besoins tant des femmes que des hommes pauvres, réaliser la plus grande parité possible au sein de la structure de prise de décisions est un premier pas. ECO croit aussi que les principes de gouvernance du fonds devraient demander aux pays de favoriser les populations les plus vulnérables, y compris les femmes, dans leurs propositions et d’établir un processus de consultation authentiquement participatif pour sa planification aussi bien que pour sa mise en oeuvre future et sa surveillance. Ces éléments sont importants non seulement pour l’égalité des sexes, mais aussi pour la transparence complète et la responsabilité envers les plus vulnérables.
Aucun fonds climatique mondial existant n’a encore assuré une représentation de genre équitable dans ses structures de gouvernance. Cette tendance doit être inversée pour assurer que les femmes bénéficieront, sans qu’il ne leur nuise, du financement climatique futur. Il est temps que les négociateurs apportent le genre à l’ordre du jour du fonds.
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